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PHOTOS

BIO

Ses professeurs d’Art Dramatique (Cours FLORENT) apprécient son tempérament hors normes. Ils l’embarquent sur les planches et deviennent ses premiers metteurs en scène. Il enchaîne plus de 30 pièces en 15 ans. Il est notamment remarqué par Bernard MURAT qui le distribue dans les 10 petits nègres et avec qui il collabore à nouveau dans un spectacle Sacha GUITRY au côté de Martin LAMOTTE.

Il multiplie aussi les rôles au cinéma (La vérité si je mens 2, Ah si j’étais riche, Madame Irma, Agathe Cléry, Banlieue 13 …) et à la télévision (Sagan, Big Jim, Femmes de loi, Paris brigade criminelle, Commissaire Valence …). Bruno SOLO et Yvan Le BOLLOC’H lui confient le rôle récurrent du Psy dans la nouvelle génération de Caméra Café.

Claire BOROTRA, qu’il a dirigé dans son premier court-métrage comme réalisateur (Merci Mademoiselle Prix du Public aux Festivals de Lille et Bordeaux) parle de « son élégance policée qui cache beaucoup de vivacité et d’humour ».

Une candeur rare et un charisme certain sont les atouts de ce comédien singulier, pour qui rien n'est impossible …

LAURENT SAINT-GÉRARD est représenté par DOROTHÉE GROSJEAN chez CINÉART

LAURENT VU PAR
CHRISTOPHE LUTHRINGER
METTEUR EN SCÈNE

PORTRAIT

Laurent nous fait rire, éperdument, aux larmes, comme il peut nous faire pleurer. C’est un feu d’artifice permanent, une sorte de DALI délirant toujours en train de peindre et repeindre avec ses mots la société qui l’entoure. Il ne peut pas s’en empêcher, c’est plus fort que lui, et quel plaisir ! Qu’il goûte un bon vin - dont il a la passion - avec sérieux, il nous expliquera son cépage, mais finira bien par nous imiter le vigneron lors de leur rencontre, et le nectar aura le goût d’un éclat de rire… Il s’amuse comme un gosse à imiter les adultes. Un don d’observation rare qu’il met au service de son récit, dans un texte acéré comme une flèche qu’il décoche pour faire mouche en pleine cible. Celle du rire et de l’étonnement. Mais parler en quelques mots de Laurent n’est pas simple ; c’est un être complexe en perpétuelle recherche de lui-même, une sensibilité à vif, qui puise sa source aux confins de ses douleurs, là où, selon moi, héroïquement, il n’a pas peur d’aller pour se comprendre. C’est pour cela que son histoire, ses histoires, tous les personnages qu’il incarne ont une dimension, un relief, une psychologie, un parcours, qui, derrière le rire, nous vont droit au cœur.

NOTES DE MISE EN SCÈNE

J’aime parler d’espace vide, mais Laurent le remplit tellement bien, qu’il m’est aujourd’hui difficile de l’évoquer ! Finalement je n’ai pas eu grand-chose à faire… Laurent a tout écrit et imaginé. Cette écriture déjà scénique est tellement intime à l’auteur-acteur, qu’il m’a suffi de surfer sur la vague de son talent. Je suis juste son premier spectateur… Ceci dit, je n’ai pas eu trop à le rassurer. La finesse de son écriture, le comique des situations, la si juste interprétation de Laurent dès le début des répétitions ont été pour moi une promenade dans des paysages sociaux complètement éclectiques que Laurent a traversés …
Mais ce voyage, si drôle qu’il soit, n’a rien d’anecdotique. Ces formes nous parlent d’un fond tout aussi intéressant : celui d’un homme atypique qui nous révèle avec humour les difficultés de vivre ses différences dans une société et un milieu victime de sa surconsommation de « normalité ».

Côté scénographie : Un feu d’artifice de lumières et de musiques pendant une heure dix. Côté direction d’acteur : Une pléiade de personnages que nous avons tous deux soigneusement sculptés et «taillés» pour ne garder de leurs caractères que le diamant le plus pur ! Nous nous sommes bien amusés et je veux croire qu’il en sera de même pour les spectateurs.